Monsieur L. est un voisin tout à fait charmant : non seulement il relève mon courrier et regarnit les mangeoires des oiseaux lorsqu’il m’arrive de m’absenter pour quelques jours, mais en outre il me passe La montagne lorsqu’il l’a lue. C’est ainsi que j’apprends que la poésie — « Printemps des poètes » oblige — fait rage au collège. Madame C. aurait même invité dans ses classes un poète « franc-comtois » afin de montrer à nos chères têtes blondes qu’il n’est rien de plus facile que de rimailler des niaiseries. Pas très mallarméen, ça, comme conception de la poésie ! Heureusement que les enfants oublieront tout cela aussi vite que la règle d’accord du participe passé. À supposer qu’on la leur apprenne encore aujourd’hui…



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