
Chroniques
de l'Auvergne violette
Aux différents ronds-points et carrefours du bourg, on a installé des bonshommes de neige en polystyrène, des mannequins blafards figurant un orchestre de chambre (le chef est juché sur l’édicule des vécés publics), des pères Noël dans leur traîneau chargé de cadeaux enrubannés, tiré par des rennes couverts de grelots. Il y a même — on se demande bien pourquoi — un schlitteur à l’entrée sud. Et partout, ce ne sont que sapins, guirlandes, ampoules multicolores et brimborions. Les boîtes aux lettres débordent de catalogues de jouets, d’offres promotionnelles pour des galantines rosâtres et des boudins blêmes dont l’aspect seul vous écœure…
On a bien oublié que Noël était naguère une fête religieuse. Les crèches laïcisées se dressent aujourd’hui en pleine rue. Le petit Jésus en plastique ne se distingue guère des poupées-gadgets qui pleurent et qui pissent… Et il faut que ce soit une vieille agnostique comme moi qui le déplore !
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