
Chroniques
de l'Auvergne violette
Aujourd’hui, bouleversement dans le rituel de la promenade des voisins cynophiles : une grande jeune fille — la fille de la maison, je suppose, étudiante en vacances ou en grève — ouvre la marche en s’efforçant de retenir le braque chocolat, qui tire sur sa laisse. La maman suit avec le caniche, trottinant comme lui sur ses pattes courtaudes. Le papa vient le dernier, sans hâte, grave et, pour une fois, silencieux. Le vent ébouriffe sa tignasse chenue. Il a l'air d'un Chateaubriand tombé dans la purée.
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