Long dimanche d'ennui, de froidure et de pluie. L'après-midi n'en finit pas. J'abandonne le livre sur lequel j'ai somnolé un moment. J'allume l'ordinateur et passe de blog en blog, à l'aventure
et sans grande conviction, suivant des liens de hasard. Déprimant vagabondage virtuel sur des pages sans orthographe où s'étale la niaiserie satisfaite... Je crois entendre une voix, en réponse à
mes ressassements moroses :
— Et toi, ma pauvre vieille, tu te crois sans doute plus maligne ?
Non, pas plus maligne. Simplement un peu maussade. La faute au temps qu'il fait, la faute au temps qui passe, inexorablement, alors même qu'on le croit arrêté...
par Rose Chapotel
Dimanche 6 janvier 2008
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