
Chroniques
de l'Auvergne violette
Retombée la fièvre — ou plutôt la fébricule — électorale, la vie reprend son cours banal.
Week-end pascal : à la radio, on nous parle météo et embouteillages entre deux « pages de publicité ». Ce sont là désormais nos heures canoniales…
Je pense aux cloches tues : — où sont les cloches anciennes ?
Où sont les litanies et les douces antiennes ?
Où sont les longs offices et où les beaux cantiques ?
Où sont les liturgies et les musiques ?
Il fera mauvais toute cette fin de semaine. Tant mieux.
Antoine :
C’est plus fort que moi : la
populace motorisée m’agace. Ces théories de voitures — « quat’-quat’ »
de préférence — et de « camping-cars » sur les routes du week-end,
ces stupides transhumances — quasi hebdomadaires désormais — me paraissent le comble
du conformisme moutonnier.
Frem :
Vous ne voudriez tout de même pas
que j’écoute pérorer les cuistres parisiens de « France culture » ou
les jaboteurs de « France musique » ?
« Les Pâques à New-York » ?
Bien sûr, puisque les vers que je cite en sont tirés — magnifique texte.
Quant à Manzat, ce n’est pas si
loin de Saint-Éloy : j’y ai de la
famille et mes neveux m’y conduisent quelquefois…
Je vous souhaite un bon dimanche
de Pâques. Je vais écouter quelques motets de Desmarest pendant que le gigot
rissole doucement dans le four.
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