Dans le demi-jour gris, les écoliers se hâtent lentement vers l'arrêt du car. Mal réveillés, ils vont en silence. Tête baissée, encapuchonnés, courbés sous le faix d'énormes sacs à dos, écrasés
par le poids conjugué des livres et de l'ennui qui les accompagnera tout au long de la journée, ils semblent traîner dès l'aube une fatigue et une résignation trop grandes pour eux.
Par Rose Chapotel
Mardi 24 mars 2009
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