Mon voisin, monsieur P. me déclarait avant-hier, péremptoire comme toujours : « Même si l'on n'est pas croyant, on fait maigre le Vendredi saint. » Poids des usages et des rituels, des souvenirs
de catéchisme et des interdits ataviques. Étant moi-même attachée aux traditions — culinaires sinon religieuses —, j'ai préparé pour le déjeuner de Pâques un pâté berrichon aux œufs et un petit
rôti d'agneau. Je m'autoriserai, au dessert, un demi-verre de chaumes premier cru. Pour les dévotions, ce sera la Petite Messe solennelle de Rossini.
Par Rose Chapotel
Dimanche 12 avril 2009
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Vous nous mettez l'eau à la bouche, avec ce pâté berrichon aux oeufs...
Avec les parents, on a gouté une bouteille de Tarriquet, un vin blanc du Gers. Sec et fruité à la fois, parfait sur le croquant aux fraises.
Je vais d'ailleurs récrire cela autrement, l'adjectif ayant aujourd'hui des connotations religieuses que je ne voulais bien sûr pas y mettre. Merci encore de votre amicale censure !