Mon voisin, monsieur P. me déclarait avant-hier, péremptoire comme toujours : « Même si l'on n'est pas croyant, on fait maigre le Vendredi saint. » Poids des usages et des rituels, des souvenirs
de catéchisme et des interdits ataviques. Étant moi-même attachée aux traditions — culinaires sinon religieuses —, j'ai préparé pour le déjeuner de Pâques un pâté berrichon aux œufs et un petit
rôti d'agneau. Je m'autoriserai, au dessert, un demi-verre de chaumes premier cru. Pour les dévotions, ce sera la Petite Messe solennelle de Rossini.
Par Rose Chapotel
Dimanche 12 avril 2009
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