J'apprends par un « gratuit » local qu'un auteur du cru, notoirement inconnu, « dédicassera » son roman samedi, jour de marché, chez le libraire du coin. L'écrivain en question n'est sans doute
pas responsable des fautes contenues dans le pavé publicitaire, mais, tout de même, ce genre de réclame me paraît plutôt de nature à éveiller la méfiance de l'amateur de livres !
Par Rose Chapotel
Vendredi 5 juin 2009
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Pousser la délicatesse jusqu'à détruire ses propres ouvrages plutôt que ceux des autres n'est pas donné à tout le monde, à moins que ce monsieur ne fasse preuve d'une lucidité qui lui fasse préférer la destruction personnelle de ses romans plutôt que par ses acheteurs après lecture...
Rose, vous ne devriez pas lire des "gratuits" même locaux... Il est bien connu que la culture mise à la portée de toutes les bourses devient un vulgaire brouet, consommé par tous et qui, même rendu, reste considéré par les snobinards de l'art réalistes comme un objet culturel...
Moi, j'y serais allé, rien que pour voir la tronche du dédicasseur ! Et vous ?
Je voulais simplement dire qu'aller voir un auteur nul pour jouer le rôle d'un de ses lecteurs pigeonnés peut être divertissant...
Confirmation d'un prof ami qui fit le même travail avec des tas de lettres de poilus de 14-18 ; orthographe en progrès depuis le début du XXe (en moyenne), mais expression de plus en plus amphigourique. Mais qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? Personnellement, en tant que peintre, je me suis toujours méfié des lacets du langage.